|
|
Campagne de promotion : étiquetage nutritionnel anglais
En Angleterre : bataille pour imposer son étiquetage nutritionnel
La FSA (Food Standards Agency), agence britannique pour la sécurité alimentaire, a récemment lancé une vaste campagne de promotion pour le système d’étiquetage nutritionnel qu’elle a mis en place : les feux de signalisation. Jusqu’à mi-février, la presse et la télévision verront apparaître des spots expliquant ce système et vantant sa simplicité.
Pour rappel, il s’agit, pour chacun des quatre nutriments "posant problème" – lipides, graisses saturées, glucides et sel – d’indiquer si le produit en contient peu (feu vert), une quantité moyenne (feu orange) ou beaucoup (feu rouge). Selon la FSA, cet étiquetage, qui a déjà été adopté par de grands distributeurs tels que Sainsbury’s ou Marks and Spencer pour ne citer qu’eux, oriente facilement et efficacement le consommateur dans ses choix alimentaires au quotidien.
Ce n’est pas l’avis de certains géants de l’industrie alimentaire (tels que Nestlé, Tesco, Kraft, Danone…) qui n’ont pas adopté ce système et font de leur côté la promotion d’un autre système, les GDA pour Guidelines Daily Amounts ou Apports Quotidiens Recommandés.
Les industriels jugent les feux de signalisation beaucoup trop simplistes et refusent de faire apparaître un feu rouge signalant trop clairement un ‘STOP’ sur leurs emballages. Le système des GDA mis en place exprime le pourcentage de la ration quotidienne recommandée - pour les mêmes quatre nutriments - apporté par le produit alimentaire. Le consommateur est ainsi informé plus en détails, trop selon la FSA qui juge les GDA bien trop complexes pour le consommateur.
La guerre semble donc ouverte entre les autorités et les fabricants, chacun reprochant à l’autre de ne pas pleinement informer le consommateur.
Et si la solution résidait dans l’emploi conjoint de ces deux systèmes sur les emballages. Ne sont-ils pas finalement complémentaires d’une certaine façon ?
|